Trois-Rivières le 12 février 2010 – Depuis plus de vingt ans, la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières (CCITR) demande aux instances gouvernementales concernées de rétablir le service ferroviaire de passagers par la mise en place d’un train rapide, sur la rive-nord, incluant un arrêt à Trois-Rivières. L’absence d’un service ferroviaire de passagers sur la rive-nord, depuis la chute du pont enjambant la rivière Sainte-Anne dans les années quatre-vingts, nuit au développement économique de la région, plus importante agglomération entre Québec et Montréal. « Il faut corriger cette erreur historique qui ne doit plus être acceptée dans le contexte économique que nous vivons et de développement durable que nous souhaitons. » affirme M. Jean Poliquin, président de la CCITR.
Outre les multiples interventions de la CCITR depuis 1982, le comité Stratégie Vigie de la Chambre, très actif depuis sa création en juillet 2009, a permis la tenue de rencontres d’exploration et de représentation. En octobre dernier, la CCITR a participé à l’Assemblée générale annuelle de la Fédération des chambres de commerce du Québec, à vocation provinciale, pour insister sur la nécessité d’un train rapide pour le développement du Québec et des régions dans le corridor Québec-Windsor.
Selon la CCITR, plusieurs études ont toutefois démontré la nécessité d’un tracé rive-nord. Cette inclusion de Trois-Rivières sur ce tracé favoriserait l’utilisation du train par plus de 300 000 usagers potentiels liés par l’autoroute de l’énergie et le pont, dont 250 000 se situent en Mauricie. De plus, la présence d’un train de passagers favoriserait la création d’emplois dans la région et la venue de résidents qui la choisiraient pour sa qualité de vie selon la Chambre.
La CCITR réitère donc ses nombreuses requêtes effectuées. Elle demande aux élus de la région, les maires, dont particulièrement le maire de Trois-Rivières, M. Yves Lévesque, les députés à l’Assemblée nationale du Québec, Mme Danielle St-Amand, Mme Noëlla Champagne, M. Jean-Paul Diamond et Mme Julie Boulet, ministre des Transports et ministre responsable de la région de la Mauricie, ainsi que les députés à la Chambre des Communes, Mme Paule Brunelle et M. Guy André de travailler ensemble, et avec elle, à cet objectif.
« Trois-Rivières et toute la région de la Mauricie doivent être parties prenantes de leur développement économique grâce à ce moyen de transport de passagers, qui a permis le développement économique du Canada. Ça fait plus de vingt ans qu’on en parle, il est temps que ça se concrétise sur le rive-nord sinon, on va regarder passer le train! » conclut M. Poliquin.